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Job Polarization in Canada

Canada | 2021

Job polarization is one of several trends — including automation, offshoring and the growing importance of the gig-economy — that were already of general interest prior to the onset of the pandemic, but which have been pushed even further into the centre of public policy discussions by the arrival of COVID-19. As Canadian policymakers consider how to build back the economy after the pandemic, addressing the problems created by job polarization needs to figure prominently in their priorities.

Key Takeaways

  1. Data show that the share of mid-skilled jobs in Canada have continuously declined over the past thirty years. While the share of high-skilled jobs increased during this period, the share of low-skilled jobs has remained flat, averaging 10.8 percent in subsequent years. The polarization of the Canadian job market can therefore be best described as creating a “J-shaped” economy. 
  2. It appears that job polarization has different effects on different population groups. Female employment in high-skilled jobs has increased more rapidly than for men. Youth and recent immigrants are significantly more likely to engage in low-skilled jobs. However, data limitation makes it difficult to understand job polarization over time for racialized Canadians, Indigenous people, disabled Canadians and members of other groups. 

Executive Summary

Significant changes over the past 30 years in the share of low-, mid-, and high-skilled jobs in Canada’s economy represent an underexplored labour market trend. During this period, Canada has seen a continuous decline in the share of mid-skilled jobs and a steady increase in high-skilled jobs. The share of low-skilled jobs has moved slightly up and down at times but has basically been flat since 2000.

Canada’s experience is not that different from most other advanced economies over this period. Indeed, most peer countries have experienced an increase in the proportion of high-skilled jobs, a reduction in mid-skilled jobs, and an increase in low-skilled ones. This trend is commonly referred to as “job polarization.” As policymakers look to build back economies after the pandemic, these long-term shifts are important to understand and consider, particularly when high-skilled jobs pay, on average, almost four times what low-skilled ones do.

This report looks at job polarization, with the goal of helping Canadian policymakers and the general public better understand the trend, including causes, effects and how it differs among provinces, industries and workers. The goal is to facilitate a discussion and debate about these trends, what they mean for Canada’s economy, and what public-policy changes could help to minimize the more negative economic and social effects of the so-called “vanishing middle.”

Job polarization has been under way in Canada over the past three decades, though this country’s experience is less marked than the OECD average. On the whole, Canada has seen a 7.5-percentage-point increase in high-skilled occupations and declines in mid- and low-skilled ones. These changes have not been uniform across provinces. Ontario and Quebec saw mid-skilled jobs decline by more than 7.5 percentage points while British Columbia and Nova Scotia saw drops of six and five percentage points respectively. Manitoba, Saskatchewan and Prince Edward Island have actually experienced small increases in the proportion of mid-skilled jobs in their economies, though the national average still trends towards a decrease in the proportion of the population working in these kinds of jobs.

Polarization also appears to have differing effects depending on the population group, though data gaps limit how much can be said about these differing effects. Statistics Canada, therefore, has a role to play in expanding its data collection and releasing more disaggregated data to the public to improve the understanding of how polarization differs for racialized Canadians, Indigenous people, disabled Canadians and younger workers, for example.

The need for further study is underscored by the fact that the way job polarization manifests itself in Canada is complicated. In addition to differences among provinces and populations, it is more pronounced in some industries than others.

But one thing is clear: The changes to the distribution of jobs represent a major economic, political and social development as there is less demand for the mid-skilled worker in the modern economy. Economists David Green and Benjamin Sand have warned that: “The loss of good jobs with wages that could provide financial security for less educated workers raises the spectre of an increasingly unequal society.” And an unequal society can create unrest—as it has in the U.S., where it seems to have contributed to the rise of political populism.

La polarisation de l’emploi au Canada

La polarisation des emplois est l'une des nombreuses tendances - tout comme l'automatisation, la délocalisation et la croissance de l'économie des petits boulots – qui ne deviennent que plus importantes avec l'arrivée de la COVID-19. Alors que les décideurs.euses canadien.ne.s réfléchissent à la reconstruction de l'économie après la pandémie, les problèmes créés par la polarisation des emplois devraient tenir une place importante.

Points Clés

  1. Les données montrent que la proportion des emplois moyennement qualifiés au Canada n’a cessé de diminuer depuis 1990. Alors que la proportion des emplois hautement qualifiés a augmenté au cours de cette période, les emplois peu qualifiés se sont essentiellement stabilisés après l’an 2000, atteignant en moyenne 10,8% les années suivantes. La polarisation du marché du travail canadien pourrait donc être mieux décrite comme la création d’une économie en forme de J. 
  2. Il semble que la polarisation des emplois ait des effets différents sur les différents segments de la population. L’emploi des femmes à des postes hautement qualifiés a augmenté plus rapidement que pour les hommes. Les jeunes et les immigrant.e.s récent.e.s sont beaucoup plus susceptibles d’occuper des emplois peu qualifiés. Cependant, la limitation des données rend difficile la compréhension de la polarisation des emplois au fil du temps pour les Canadiens et Canadiennes racialisé.e.s, les Autochtones, les Canadiens et Canadiennes ayant une incapacité et les membres d’autres groupes. 

Sommaire

Les changements considérables observés ces 30 dernières années dans l’économie canadienne relativement à la proportion d’emplois hautement, moyennement et peu qualifiés représentent une tendance peu étudiée du marché de l’emploi. Durant cette période, le Canada a vu un déclin continu dans la proportion d’emplois moyennement qualifiés et une augmentation constante des emplois hautement qualifiés. La proportion d’emplois peu qualifiés a connu des hauts et des bas, mais elle est essentiellement restée la même depuis l’an 2000.

Ce constat n’est pas très différent de ce qui a été observé dans la plupart des autres économies avancées au cours de la même période. En effet, la majorité des pays semblables ont constaté une hausse du côté des emplois hautement qualifiés et des emplois peu qualifiés, et une baisse du côté des emplois moyennement qualifiés. Cette tendance est communément appelée « polarisation de l’emploi ». Au moment où les décideurs.euses politiques cherchent à relancer les économies après la pandémie, il est important de comprendre ces changements à long terme et d’en tenir compte, surtout parce que les emplois hautement qualifiés offrent, en moyenne, quatre fois le salaire des emplois peu qualifiés.

Ce rapport se penche sur la polarisation de l’emploi dans le but d’aider les décideurs.euses politiques canadien.ne.s et le grand public à mieux comprendre la tendance, y compris les causes, les effets et les différences entre les provinces, les secteurs et les travailleurs.euses. L’objectif est de faciliter les discussions et les débats sur ces tendances, sur ce qu’elles signifient pour l’économie canadienne et sur la façon dont on pourrait modifier les politiques publiques pour contribuer à atténuer les effets économiques et sociaux plus néfastes de ce qu’on appelle la « disparition de la classe moyenne », ou vanishing middle en anglais.

La polarisation de l’emploi est en cours depuis trois décennies au Canada, bien que ce qui s’observe au pays soit moins marqué que dans la moyenne des pays membres de l’OCDE. Dans l’ensemble, le Canada a observé une augmentation de 7,5 points de pourcentage dans les emplois hautement qualifiés et des baisses du côté des emplois peu et moyennement qualifiés. Ces variations n’ont pas été uniformes dans toutes les provinces. L’Ontario et le Québec ont vu les emplois moyennement qualifiés diminuer de plus de 7,5 points de pourcentage, alors qu’en Colombie-Britannique et en NouvelleÉcosse, la baisse était de six et de cinq points de pourcentage respectivement. Le Manitoba, la Saskatchewan et l’Île-du-Prince-Édouard ont plutôt constaté une légère hausse de la proportion des emplois moyennement qualifiés dans leur économie, mais la moyenne nationale montre tout de même une tendance vers la baisse dans la proportion de la population occupant ces types d’emplois.

La polarisation semble également avoir des effets différents selon les groupes au sein de la population, mais des lacunes en matière de données limitent les conclusions que l’on peut en tirer. Par conséquent, Statistique Canada a un rôle à jouer en élargissant sa collecte de données et en publiant davantage de données ventilées afin d’améliorer la compréhension des différentes façons dont la polarisation touche les Canadien.ne.s racisé.e.s, les populations autochtones, les personnes en situation de handicap et les jeunes travailleurs.euses, par exemple.

La nécessité d’une étude plus poussée est mise en évidence par la manière complexe dont la polarisation de l’emploi se manifeste au Canada. En plus des différences entre les provinces et les populations, elle est plus marquée dans certains secteurs que dans d’autres.

Néanmoins, un aspect ne fait aucun doute : les changements dans la répartition des emplois représentent une transformation économique, politique et sociale majeure, car il y a moins de demandes pour les travailleurs.euses moyennement qualifié.e.s dans l’économie actuelle. Les économistes David Green et Benjamin Sand ont prévenu que « la disparition de bons emplois dont les salaires peuvent fournir une sécurité financière aux travailleurs.euses moins éduqué.e.s fait planer le spectre d’une société de plus en plus inégalitaire ». Et une sociéte inégale peut mené à des conflits – comme a été le cas au Étas-Unis, où la situation semble avoir conduit à l’essor du populisme politique.

Published:

May 2021

Skills for the Post-Pandemic World

Les compétences dans un monde postpandémique

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The Skills for the Post-Pandemic World, opens in new window project tackles key questions facing policymakers, employers, training providers and workers. It is urgent that society turn to face the fundamental changes in the labour market precipitated by the COVID-19 pandemic, and many players must rise to meet the new conditions of a post-pandemic world.

Building on the collaborative success of the Skills Next series, opens in new window, the Diversity Institute, opens in new window, the Public Policy Forum, external link, opens in new window and the Future Skills Centre, external link, and with new support from Microsoft, join once more to face these rapid societal shifts head-on, with research looking at the future of skills, training and retraining in ways that will chart a path forward as the pandemic continues to unfold.

Les compétences dans un monde postpandémique, aborde des questions clés auxquelles sont confrontés les décideurs.euses politiques et les employeurs.euses. Il est urgent pour la société de faire face aux profonds changements dans le marché du travail que la pandémie de COVID-19 a accélérés et pour de nombreux acteurs.trices de s’adapter aux nouvelles réalités d’un monde postpandémique.

S’appuyant sur le succès de la série collaborative Compétences de l’avenir, opens in new window, le Forum des politiques publiques, external link(FPP) et le Diversity Institute (DI), financés par le Centre des compétences futures, external link (CCF) et avec un nouveau soutien de la part de Microsoft, font équipe une fois de plus pour aborder de front ces rapides changements sociaux et étudier les compétences, la formation et le recyclage professionnel de l’avenir de façon à dessiner une trajectoire à suivre à mesure que la pandémie suit son cours.